Alan Stivell enflamme la salle « Atlantia » à La Baule avec le Bro Gozh.

AlanStivell

ABP, le 17 novembre 2015

Vendredi 6 novembre 2015 : Avec «Amzer» et son rock celtique, Alan Stivell enflamme la salle «Atlantia», à La Baule.
Le splendide complexe culturel d’Atlantia recevait, un hôte de marque, Alan Stivell !

Le harpiste breton n’avait plus donné de récital, à la Baule, depuis un mémorable concert au Parc des Driades, dans le cadre de son célèbre Pardon.

Il s’agit, ce soir, d’un double événement, puisque le musicien présente son nouvel album « Amzer » et célèbre le cinquantième anniversaire de sa prolifique carrière.

20 h 30…
Un public nombreux se presse devant les portes du hall.
Nous entrons dans la majestueuse et spacieuse salle habillée de velours d’un vert printemps.
A chaque tournée, une nouvelle harpe est inaugurée par Alan.
Le nouvel « instrument de sa vie » trône sur le devant de la scène. Dessinée par Stivell et réalisée par le luthier Tom Marceau, est elle, selon l’artiste, « la plus belle harpe solid body, jamais conçue ». Elle est, en effet, majestueuse.

Les musiciens entrent en scène sous les applaudissements nourris des spectateurs…

« Bonsoir Atlantia et la Baule. Merci de nous inviter ce soir !
Nous allons vous présenter, en première partie, mon dernier album « Amzer ».

Admirablement servi par des musiciens capés, Alan nous invite à un voyage au travers du temps, des saisons. Une sorte de symphonie, tantôt pastorale, tantôt intersidérale. Une rencontre musicale du 3ème type… du 3ème millénaire qui nous conduit du Japon au Moyen-Orient, sans oublier l’Irlande, chère à son coeur et son inspiration. Incontestablement, l’artiste prend des risques et c’est tout à son honneur. Saluons le courage de cet instrumentiste atypique, novateur et toujours à la recherche de sons nouveaux. N’affirme-t’il pas ? « il n’y aucune forme de musique que je rejette, je prends tout, y compris les choses les plus expérimentales et les plus contemporaines ».

Certains pourront qualifier ces compositions comme trop intellectuelles, d’autres, au contraire y verrons l’affirmation d’un « album enchanteur où l’électro inspirée vient sublimer le chant ». (Télérama).

A entendre les applaudissements qui ponctuent le terme de chaque morceau, le public semble adhérer à cet ouvrage aux ambiances feutrées, mais, aussi, rythmées de ce très récent opus.

Après l’entracte, voici la seconde partie du spectacle :

Alan rentre en scène. Un large triskell orne sa poitrine. Place à la Bretagne et une musique plus rock.

« Nous allons commencer par un morceau plus connu… »

Un solo à la harpe, de haute volée, introduit l’une des plus belles chansons d’Alan Stivell« Brian Boru ».
L’homme confirme sa légendaire dextérité.

Suivrons « La hargne au c½ur » avant un « Brezhoneg raok » endiablé, Alan ayant rappelé, pour ceux qui l’ignoreraient encore, son combat pour la langue bretonne, et d’ajouter « qu’il joue ce soir en Bretagne Sud et que Nantes en fait bien partie ». Réaction enjouée, notamment, des bretons venus en masse rendre hommage à leur planétaire défenseur. Alan pointe, d’ailleurs, le doigt vers le Gwen ha du brandi en sa direction. L’ambiance monte peu à peu…

« Puisque nous fêtons, en autre, ce soir, le cinquantième anniversaire de ma carrière, nous allons faire un petit tour vers les années 1970 »
Le public réagit avec vivacité aux derniers mots du chanteur.

Voici une célèbre gavotte enjolivée par le son cristallin de cette nouvelle harpe qui allie technologie et une résonance venue de l’espace, avant d’ enchaîner par le final de la Symphonie Celtique.

Après une complainte gaélique, entendue durant son enfance, place au célèbre chant de révolte des bretons, au Moyen Age, contre le pays français…
« An Alarc’h ».
Les clameurs ponctuent et saluent chacune des interventions de l’altier harpiste.
Bien sûr, pas de concert sans l’illustre « Pardon Spezed », repris par tout le public… puis un « Pop plinn » sublimé par le jeu hargneux de David Millemann, à la guitare électrique, de Cédrik Alexandre, à la basse et Nicolas Hill aux percussions.

Que ce soit à la bombarde, à la cornemuse, ou à la harpe, Alan Stivell excelle dans son jeu et met le feu à Atlantia…

Le public est debout, alors que résonne, les premières mesures de « Ian Morrisson Reel ».
Standing ovation de plusieurs minutes…

« Nous allons faire un petit tour vers Nantes et chanter ses trois célèbres matelots ».

Mais les rappels ne cessent pas… Retour des 6 artistes sur scène.

« Nous n’allons pas nous quitter sans nous mettre tous debout et chanter l’hymne breton »
Pendant le « Bro gozh ma zadoù » la salle vibre, entonne ce chant et partage avec l’artiste, un moment d’exception !

Les « Bis » ne fléchissant pas, les musiciens, très étonnés de ce succès, se regardent, heureux.

Alan s’exclame « Ce n’était pas prévu… Qu’est-ce qu’on fait ? On refait « Le Printemps » ?

Les spectateurs se sont assis et écoutent ce morceau qui annonce, défintivement, cette fois, le terme d’une soirée festive fort convaincante, que nous n’oublierons pas.

« Merci à tous pour votre accueil, merci à Atlantia, aux techniciens… Kenavo ! ».

Texte et photos : Anny MAURUSSANE

D’autres photos sur Culture et celtie, le MAGazine…
(voir le site)

Pour retrouver le parcours d’Alan STIVELL de 1953 à 2008 :
– Le dossier « Culture et Celtie, le MAGazine : Alan STIVELL, un musicien, une oeuvre…
(voir le site)

Site officiel d’Alan STIVELL : (voir le site)

© Culture et Celtie ■

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