Le Bro Gozh pour les 20 ans de l’Institut de Locarn

Ouest-France, 30 août 2014, page Bretagne

Article de Philippe Gaillard.

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A Locarn, les Bretons voient l’avenir « ensemble ».

Pour ses vingt ans, l’Institut de Locarn a réuni la fine fleur des décideurs régionaux. Objectif: mettre en avant l’envie d’une Bretagne innovante et solidaire.

Hier matin, à Locarn, l’immense barnum est plein à craquer. Plus de 400 personnes, entrepreneurs, étudiants, élus, enseignants… sont là pour fêter ensemble les 20 ans de l’institut.

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Une intervention conlue ( Jean-Michel Le Boulanger) comme les autres par une charge contre l’état-nation « aujourd’hui une singularité en Europe, devenue une maladie française: l’unité de la république certes, mais pas dans l’uniformité ».

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Matinée conclue par toute l’assistance chantant debout, le Bro Gozh, l’hymne breton.

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Le Bro Gozh en Belgique

Le Télégramme, 21 août 2014

14-18. Devoir de mémoire en Belgique

En août 1914, des milliers de soldats bretons sont fauchés à Maissin, loin de leurs terres. Pour honorer leur mémoire, une délégation landernéenne se rendra en Belgique, ce week-end, à l’occasion du centenaire de la guerre 14-18.

Une quarantaine de Finistériens se rendront aux commémorations de la guerre 14-18, ce week-end, à Maissin, en Belgique. Une manière de rendre hommage aux milliers de Français tués sur le front en août 1914, lors de la bataille des frontières, l’une des plus meurtrières de la Première Guerre mondiale. Et le bilan est saisissant : en 24 heures, près de 14.000 soldats français ont été tués. Parmi les victimes, 500 Finistériens. Des soldats dont les dépouilles n’ont jamais été rapatriées chez eux. « Après la guerre, seulement quelques corps ont pu être identifiés », relève Andrée Le Gall-Sanquer, présidente de l’association Dourdon, à l’initiative du déplacement.

Le retour à la terre

En avril 1932, le calvaire du Tréhou, Ty-Ruz, a donc été déplacé sur les terres belges. Un geste symbolique pour les familles. « Après la guerre, il y a eu un sentiment fort de retour à la terre. Le calvaire était un symbole de leur Bretagne natale. Ils pouvaient reposer à l’ombre du calvaire breton ». Dès lors, les commémorations se sont multipliées. Puis progressivement, les Bretons se sont faits plus rares aux cérémonies. Le centenaire de la Première Guerre mondiale, célébré cette année, était donc une bonne occasion pour renouer avec cette tradition.

« Les Belges sont très attachés à leur cimetière. Chaque tombe est prise en charge par un enfant. Ils sont toujours là pour commémorer le 22 août », souligne la secrétaire de l’amicale du 19e RI, qui a perdu beaucoup d’hommes en ce mois d’août 1914.

Samedi matin, ils seront donc une quarantaine à partir en car, direction Maissin. Des particuliers, des Tréhousiens (dont l’élu Paul Piton), des membres de l’amicale du 19e RI, de l’association Dourdon mais aussi douze danseurs du cercle de danse et 16 jeunes du Bagadig seront du voyage. « L’idée était d’emmener des gens représentatifs de la Bretagne. Il fallait donc des danses et de la musique », ajoute Andrée Le Gall-Sanquer. Tout ce petit monde sera hébergé dans un internat, le temps du déplacement.

Un week-end de commémorations

Au programme, un week-end chargé. Dès son arrivée, l’ensemble de la délégation ira fleurir les tombes, au cimetière Pierre-Massé (ancien poilu et fondateur des cahiers du 19e RI). Le dimanche, se dérouleront des célébrations aux cimetières militaires d’Anloy et de Maissin. « L’entrée à Maissin se fera en musique, en alternant l’Harmonie municipale et le Bagadig », explique Andrée Le Gall-Sanquer.

Ensuite, M. Ouchakoff, président de l’amicale du 19e RI, déposera une gerbe sur la tombe des victimes. Quant à Andrée Le Gall-Sanquer, elle lira le poème « Le vieux calvaire », écrit par Pierre Massé. Puis, sous les drapeaux bretons, les hymnes dont le « Bro Gozh » seront entonnés pour rendre hommage aux soldats tombés, à quelques kilomètres de là, il y a maintenant 100 ans.

Le Bro Gozh pour les 20 ans du jumelage Plomelin – Crymych

Le Télégramme, 18 août 2014

PlomelinCrymych

Les spectateurs venus au concert d’anniversaire du jumelage de Plomelin-Crymych, jeudi, ont pu apprécier un très beau concert. La chorale Kan an Odet, dirigée par Anne-Marie Cariou, a ouvert la soirée avec deux chants de liturgie orthodoxe magnifiquement interprétés, suivis de chants sacrés dont un Ave Maria, puis de chants bretons et africains. Si ceux-là étaient connus, ils ont été parfaitement exécutés et chaleureusement applaudis par le public.

Puis, ce fut le tour des Gallois qui, pour la circonstance, avaient créé une mini-chorale. On sait que les Gallois sont imprégnés de la culture du chant dès leur enfance et cela s’est largement entendu avec ce petit groupe, qui pour cette participation, n’avait fait que quelques répétitions.

À noter un passage instrumental joué à la guitare, mandoline et violon, accompagné en sourdine par le public et les très belles voix du duo de jeunes femmes Megane Williams et Mared Jones.

La chorale Sant-Meryn, du même âge que le jumelage, a repris ensuite des extraits d’arrangements par Jean-Yves Le Ven d’une suite d’Alan Stivell ou de chants de l’Aven puis l’ensemble des choristes a entonné l’hymne commun Bro Gozh, dans les deux langues, rejoint par un public conquis.

Le Bro Gozh au fest noz !

Le Télégramme, 16 août 2014

500-personnes-au-fest-noz-du-jumelage

500 personnes ont dansé sur les airs de Dremwell, Startijenn ou des couples de sonneurs et chanteurs Youenn Chapalin/Konogan an Habask et Jean-Pierre Quéré/Christophe Le Men. Les Gallois ont été invités sur scène pour chanter leurs hymnes, dont le « Bro Gozh », qui a été repris en breton par le public.