Jean-Yves Le Drian:  » et on a chanté le Bro gozh ma zadoù, l’hymne breton, et La Blanche Hermine.. »

M le magazine du Monde, 19 juillet 2013

lobbybreton

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Gao, au Mali, c’était le son d’une cornemuse. A l’hôpital de Bamako, un grand drapeau breton avait été hissé au côté d’un petit drapeau français. Sur la base militaire de Kaboul pour le jour de l’An, des soldats avaient revêtus des tee-shits « Bretons d’Afghanistan ». « Ils m’en ont offert un que j’ai enfilé et on a chanté le Bro gozh ma zadoù, l’hymne breton, et La Blanche Hermine… », raconte Jean-Yves Le Drian. Le ministre de la défense avait même apporté des crêpes de Ploudaniel qu’ils ont dégustées ensemble en entonnant ces chants fort peu républicains…

(….)

 

Bretons n°90: « Le Bro Gozh ma Zadoù, les 110 ans d’un hymne méconnu »

Bretons N°90, août-septembre 2013

Le magazine Bretons consacre 3 pages dans son numéro 90 au Bro Gozh, son histoire et son actualité avec les interviews de Pierrick Massiot, président du Conseil régional de Bretagne, Jérôme Poupard, directeur de la communication du Stade Rennais, l’historien Erwan Chartier et Jacques-Yves Le Touze pour le Comité Bro Gozh.

Double-Bro-Gozh

Choisi en septembre 1903 comme hymne national de la Bretagne, le Bro Gozh ma Zadoù est l’un des symboles de la région depuis 110 ans. Il a pourtant bien plus de mal à s’imposer dans la population que d’autres emblèmes, comme le Gwenn-ha-Du.

C’est le 9 mai 2009 au Stade de France. A Paris les équipes de football de Rennes et Guingamp se disputent la Coupe de France. « C’était la fête de la Bretagne » se rappelle Jérôme Poupard, directeur de la communication du Stade Rennais. Pour la première fois ce soir-là, un chant bien particulier résonne dans l’enceinte sportive où sont réunies 80000 personnes. Alan Stivell se saisit du micro et chante le Bro Gozh ma Zadoù, l’hymne breton.

(….)

Du côté des politiques, le Bro Gozh est aussi en train de conquérir sa place. Lors de la venue en 2011 du Premier Ministre gallois, les membres du Conseil régional, présidé à l’époque par Jean-Yves Le Drian, l’avaient entonné. L’actuel Président, Pierrick Massiot, l’affirme: « Je ne suis pas bretonnant. Néanmoins, je l’ai dans l’oreille même si je suis incapable de vous chanter les paroles. Il a une résonance historique mais aussi affective. Un hymne pour un territoire, c’est toujours une corde qui vibre à travers son histoire (….) Avoir un hymne, le connaître, c’est quelque chose de très fort ».

Alors bien sûr, des esprits chagrins existent toujours. Un hymne national, pour certains, c’est forcément dangereux. « C’est l’hymne de la Bretagne, c’est tout, il n’y a aucun drame à le jouer » balaye Jérôme Poupard. « Ce n’est pas parce qu’on chante un hymne national qu’il va y avoir la guerre ! Notre travail, c’est de rendre les gens relax avec ça » confirme Jacques-Yves Le Touze; (….)  » La Bretagne est ce qu’elle est parce qu’elle a une profondeur historique. Le Bro Gozh est un chant qui a 110 ans, qui a été reconnu comme chant de la Bretagne. C’est le seul qui est représentatif dans les moments intenses. Il est un des symboles du pays. Il peut être chanté par tous ceux qui aiment la Bretagne, tous ceux qui y vivent, s’y reconnaissent, ce chant est pour eux ».

Article de Maiwenn Raynaudon-Kerzerho

COUVS-Bretons-n-¦90-g+®n+®riqu

Le 27 juillet à Quimper, venez apprendre le Bro Gozh !

Dans le cadre du festival de Cornouaille, un atelier de chant choral est proposé le samedi 27 juillet. Le public est invité à se joindre à une répétition approfondie, se mêlant aux choristes de Kanerien Sant Meryn de Plomelin et Mouezh Bro Konk de Concarneau.

Le répertoire étudié est exclusivement en langue bretonne et comprend l’apprentissage du Bro Gozh ma Zadoù.

SAMEDI 27 JUILLET 2013
INFOS PRATIQUES
Atelier de 14h30 à 16h30, concert à 17h.
Auditorium de laTour d’Auvergne
Inscriptions auprès de Kanomp Breizh 06 32 29 79 29 ou kanompbreizh@wanadoo.fr

Le Bro Gozh avec Alan Stivell à Bénodet

Ouest-France, le 15 juillet 2013

On sait que les concerts de la Butte du fort de Benodet, face à la mer, sont appréciés du public estival d’autant qu’ils sont gratuits. Mais ce dimanche 14 juillet, on a battu des records avec le concert d’Alan Stivell, suivi du feu d’artifice puis d’un fest-noz animé par Plantec.

Difficile de chiffrer la foule présente (7 000 ?, 8 000 personnes ?) au moment du concert du légendaire barde qui n’a pas manqué de terminer par son incontournable « Tri martolod » et même le « Bro goz ma zadou », l’hymne national breton.

(….)