JO 2012 : la « guerre » des hymnes aura-t-elle lieu ?

Comme chacun le sait, les différentes nations composant le Royaume-Uni disposent de leurs propres équipes sportives nationales. Or, pour les Jeux Olympiques, ne sont autorisées pour y participer au nom du Royaume-Uni que les seules équipes dites « Team GB ». Et c’est ainsi que l’équipe de football féminine et celle masculine « Team GB » ont commencé les jeux depuis mercredi.

Au grand dam d’une certaine presse anglaise, les joueurs et joueuses  gallois et écossais de ces équipes ne semblent pas désireux de chanter le « God save the Queen », hymne à la fois de l’Angleterre et du Royaume-Uni (le Pays de Galles ayant « Land of my fathers » -notre Bro Gozh- et l’Ecosse ayant « Flower of Scotland »). Dans les mois qui ont précédé les JOs, une partie de l’opinion galloise et écossaise avait protesté contre cette « disparition » des équipes nationales au profit d’une équipe Team GB . Parallèlement le débat en Angleterre sur la question de l’hymne national a rebondi, le Ministre de la Culture suggérant que l’Angleterre ait son propre hymne national , sans doute le célébrissime « Jerusalem », le « God save the Queen » devenant l’hymne réservé au Royaume-Uni en tant que tel.

Daily Mail , 27 juillet 2012

Fury as Welsh and Scots snub National Anthem: Captain Giggs stayed silent for God Save The Queen

  • Footballer Kim Little and another Scottish player, Ifeoma Dieke, had stood silently before Great Britain women’s opening match on Wednesday
  • Welsh footballers Ryan Giggs and Craig Bellamy were both criticised for failing to sing at the first British men’s football match of the Olympics
  • Kim Little: Said she made a ‘personal choice’ not to sing it before her team’s matches at the Olympics because she is Scottish

(….)

Staying silent: While other sang around him Welsh footballer Ryan Giggs, (pictured centre) was criticised for failing to sing the National Anthem at the first British men’s football match of the Olympics

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Cornouaille : atelier de chant choral en breton

Pour la deuxième année consécutive, la fédération des chorales bretonnes Kanomp Breizh et le Comité Bro Gozh proposent une master class de chant choral ouverte à tous pendant le festival.

Le principe en est simple : le public est invité à se joindre à une répétition de chorale mixte à 4 voix. Chacun peut se glisser dans le pupitre qui correspond à son timbre de voix, et c’est entouré et épaulé par les membres de la chorale plus expérimentés qu’il fait ses premiers pas de choriste. Les textes et les partitions des chants sont distribués à l’accueil. Apprentissage du chant polyphonique, de l’écoute entre pupitres et de la dynamique du chant en groupe.

L’animation : c’est la chorale Kanerien Sant Meryn de Plomelin qui assure cette année encore cet atelier de chant choral, sous la direction de Jean-Yves Le Ven.

Le petit plus : la chorale sera en concert dans le même lieu le soir après la master class, et les participants de l’après-midi seront invités à chanter avec la chorale les quelques chants appris le jour même.

Le répertoire : il s’agit de chants en breton, traditionnels, ou de création contemporaine, certains chants sont des exclusivités du chœur sur des musiques de Jean-Yves Le Ven. Apprentissage également du Bro Gozh Ma Zadoù, l’hymne national breton.

Cependant, il n’est pas nécessaire de connaître la langue bretonne pour participer : textes, partition et traductions sont fournis, et l’apprentissage se fait principalement à l’oreille.

Pratique : le samedi 28 juillet, à l’auditorium, à partir de 14h30. Gratuit, ouvert à tous.

Renseignements et inscription aux bureaux du Cornouaille Quimper ou au 02.98.55.55.53

Le Télégramme, 27 juillet 2012

Chorale. Le chœur de Jean-Yves bat en harmonie

La chorale Kanerien Sant Meryn de Plomelin se produit demain, à Quimper, pour l’avant-dernière journée du Cornouaille. Son chef de choeur, Jean-Yves Le Ven, compte bien rameuter des volontaires.

C’est un accident de la vie qui a fait prendre à Jean-Yves LeVen, chef de choeur de la chorale Kanerien Sant Meryn de Plomelin, le chemin qu’il parcourt encore aujourd’hui. «Je suis atteint d’une paralysie partielle depuis un accident vasculaire cérébral», témoigne ce Quimpérois âgé de 61 ans. C’était en 1988. Il quitte alors son emploi à la Sécurité sociale de Quimper et décide d’apprendre à écrire, harmoniser et composer pour choeur. Le tout en langue bretonne et de manière autodidacte.

«Ténor léger»

Pourquoi se mettre au chant choral, alors que tant d’autres se mettent au jardinage ou à la lecture? «J’ai toujours aimé la musique. J’ai fait partie d’un groupe de collectage de chants traditionnels, nommé « Daspunerien Bro C’halzig »», explique celui qui, à la même époque, apprend le breton en cours du soir, joue comme guitariste dans le groupe «Ferobriz», fait danser le cercle de Fouesnant, tient la basse au sein d’un groupe de rocket rejoint même le groupe de fest-noz «Galouperien». «Ce qui m’attire dans la musique, c’est la richesse harmonique des partitions, pas seulement le rythme. Et cette harmonie est présente aussi bien dans le rock que dans la musique bretonne», précise Jean-Yves Le Ven, capable de chanter aussi bien ténor que basse, et surnommé «ténor léger», à la suite d’une boutade d’une prof de chant.

Chef de choeur en intérim

Et c’est cette richesse harmonique qui l’a mené à la chorale en langue bretonne de Plomelin, en 1998. «Le président de l’époque, Florent Christien, a su que je composais et m’a contacté pour que j’assiste aux répétitions». Il est venu, il a vu, ça lui a plu. «J’ai commencé à être chef de chœur intérimaire, notamment pour les morceaux que j’avais composés». Il finit par décrocher un CDI en 2005. L’année suivante, il devient le chef de chœur attitré d’une autre chorale en langue bretonne, la Mouezh Bro Konk de Concarneau. Il n’arrête pas de composer pour autant: deuxoratorios pour orchestres voient le jour avec l’aide de la librettiste Jeva Omnes, tous deux récompensés par le prix création du festival de Cornouaille. C’est là qu’il revient, demain, pour une master class ouverte au public. «Pas besoin d’être bretonnant ni de savoir chanter. Le tout est d’avoir une bonne oreille», sourit Jean-Yves Le Ven.
Pratique Masterclass de la chorale Kanerien Sant Meryn, demain, à 14h30, à l’auditorium à Quimper. Elle sera suivie d’un concert, à 17h30. Gratuit.

Le Bro Gozh au Pays de Galles

Caerphilly Observer, 25 juillet 2012

Visitors and residents to Caerphilly town may have noticed a difference to Caerphilly Castle recently – the black and white flag of Brittany flying.

The Gwenn-ha-du – which means white and black – was raised on Friday by the Caerphilly and District Twinning Association ahead of a visit by our friends from Britanny.

Around 50 people from Lannion and Ploubezre spent four days in the town as part of the annual exchanges with the twinning association.

It is the first time the Breton flag has flown above Caerphilly Castle and members of the association marked the occasion with a rendition of the Breton anthem, which has the same tune as the Welsh national anthem.

(….)

 

Nolwenn Leroy, « Le Prix Bro Gozh, un prix émouvant et important »

nolwenn.org, juillet 2012

Ce mois de Juin fut pour Nolwenn un mois de rencontres, de lieux, de moments inoubliables et extraordinaires…

Retour sur ce mois à l’actualité étonnante.

* DES PRIX EXCEPTIONNELS

Tout d’abord, début Juin, Nolwenn a reçu deux prix très émouvants et importants pour elle :

– Le Prix « Bro Gozh Ma Zadoù » pour la remercier et la féliciter de sa contribution à la diffusion de l’hymne breton, présent à la fois sur son CD « Bretonne » et également interprété lors de ses concerts. Elle succède à Alan Stivell, son ami, primé l’année précédente.

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La remise du Prix Bro Gozh, « un moment important dans la vie et la carrière d’Alan Stivell »

Dans la biographie d’Alan Stivell parue récemment aux éditions Le Télégramme, l’auteur, Laurent Bourdelas, précise en page 301, que « la remise en 2011 du Prix Bro Gozh a été un moment important dans la vie et la carrière du chanteur » et que pour Alan Stivell, « c’est un honneur semblable à la réception du collier de l’Ordre de l’Hermine une quinzaine d’années auparavant« .

 

Alan Stivell, par Laurent Bourdelas, Editions Le Télégramme, 330 pages