L’histoire du Bro Gozh sur France 3 Bretagne

 

La série sur l’histoire du Bro Gozh, « Kan ar Galon », réalisée par Mikael Baudu sera à nouveau diffusée sur France 3 Bretagne tous les dimanches à partir du 8 juillet jusqu’au 12 août 2012, à 11h20.

Par ailleurs, la seconde édition du DVD « Kan ar Galon » est désormais disponible.

 

 

Le Bro Gozh à Matignon ? et chez Piriou ?

Le Télégramme, le 10 juin 2012

Rendez-vous à Matignon

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Notre prince, qui a un peu de sang breton dans les veines (d’où son attirance pour la mer), en profitera pour visiter le Fort La Latte, fameuse citadelle immortalisée par Kirk Douglas dans «Les Vikings» et qui fut propriété de sa famille dans un lointain temps jadis. Il ne manquera plus que le Gwenn-ha-du sur la tour du fort et Nolwenn Leroy chantant le «Bro Gozh» et ça nous fera notre petit jubilé à nous. God save Matignon !

C’est à quel nom?

Le «Bro Gozh», ils ont sans doute eu envie de l’entonner, les métallos du chantier Piriou de Concarneau en apprenant, cette semaine, que leur entreprise vient de décrocher un contrat de 50millions d’euros pour la construction d’un bateau de plaisance.

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Interview : Nolwenn Leroy, voix d’un hymne

Côté Brest, 7 juin 2012

Mardi soir. Avant de recevoir son trophée sur la scène de l’Alizé à Guipavas, Nolwenn Leroy, lauréate du Prix Bro gozh 2012, s’est entretenue avec les journalistes. Interview.

Nolwenn, qu’est-ce que cela représente pour vous de recevoir ce prix Bro Gozh ?

C’est un honneur. Quand les membres du Comité Bro Gozh m’ont appelée, je suis un peu tombée des nues. Surtout lorsqu’ils m’ont précisé qu’il s’agissait d’un prix récent qui avait été remporté par le grand Alan Stivell, mon ami.

Vous connaissiez le Bro Gozh auparavant ?

Depuis toujours. Je l’ai, en fait, découvert en plusieurs étapes, sous différentes versions, notamment celle d’Alan Stivell. Mais aussi lorsqu’il était interprété avant les matches de rugby du Pays de Galles.

Le reprendre sur « Bretonne » était une volonté parce c’est un titre magnifique qui a une véritable histoire. Le titre qu’il fallait pour clore l’album. J’avais envie de contribuer à le faire connaître en proposant ma version. Le Bro Gozh est l’hymne de la Bretagne, c’est le message qu’il me tenait à cœur de faire passer.

Ne craignez-vous pas une quelconque « récupération » ?

Non, car j’ai ma personnalité et suffisamment de caractère. J’ai mes convictions et je ne me suis jamais revendiquée de rien. J’ai voulu chanter le Bro Gozh et d’autres titres en breton par amour de cette culture bretonne, de cette tradition, de cette mémoire. C’est une grande fierté d’avoir contribué à faire entendre cet hymne et d’autres chansons en langue bretonne en dehors de la Bretagne, dans les médias à des heures de grande écoute. Je crois au caractère intemporel et universel de cette musique, et oui, je suis fière d’avoir permis à des adolescentes de découvrir le texte du Bro Gozh sur les sites de paroles, à des jeunes Parisiennes de voir qu’il existe des langues régionales.  Quand je chante en breton à Marseille et que le public reprend en chœur, cela participe à l’ouverture que je prône.  C’est fabuleux. Aujourd’hui, le breton n’est plus cantonné aux rayons de musiques celtiques dans les magasins et ça aussi, c’est une belle ouverture.

« Bretonne », c’est plus d’1,2 million d’albums vendus. Vous attendiez-vous à un tel succès ?

Non, cela dépasse de très loin tout ce que j’aurais pu imaginer. « Bretonne » était pour mois une parenthèse, l’envie de rendre hommage aux chansons qui ont bercé mon enfance, aux artistes qui m’ont donné envie de chanter. Ce projet a fédéré les Bretons, la Bretagne et bien au-delà, là encore, l’ouverture est intéressante.

L’album est sorti il y a deux ans et plus le temps passe, plus le public se déplace sur la tournée. Du coup, je continue la scène. J’en profite également pour intégrer de nouveaux titres, cela permet d’avoir des retours sur les nouvelles compositions et d’avancer plus facilement.

Un nouvel album en préparation ?

Il n’y aura pas de « Bretonne 2 » parce que je ne le souhaite pas. Ma volonté est de continuer à écrire des chansons, de continuer à apprendre le breton. Sur le prochain album, j’aimerais conserver cette sonorité celtique mais avoir aussi des chansons pop folk. J’ai pris beaucoup de plaisir à être accompagnée sur scène par des musiciens bretons, ils m’ont donné une énergie incroyable. J’ai l’impression d’offrir ainsi une palette plus large en émotion. J’espère intégrer un titre en breton dans mon prochain album. J’ai aimé chanter « Karantez vro », ce texte puissant d’Añjela Duval et pourquoi ne pas mettre en musique un autre poème d’elle ? Un jour, je serai peut-être ne mesure d’écrire seule une composition en langue bretonne…

Propos recueillis par Yann Guénégou

 

Nolwenn Leroy a zegemer Priz Bro Gozh ma zadoù (video)

D »ar 5 a viz Even 2012 e oa roet Priz Bro Gozh ma Zadoù da Nolwenn Leroy evit ar vrud he deus degaset da Gan Broadel Breizh.
Evit an eil gwech e oa roet ar priz gant Poelgom Bro Gozh gant skoazell Kuzul Rannvro Breizh.

Nolwenn Leroy recevait le Prix Bro Gozh ma Zadoù le 5 juin 2012 à Guipavas. Un prix décerné depuis deux ans à une personnalité ayant oeuvré pour la promotion de l’hymne national breton par le Comité Bro Gozh ma Zadoù et avec l’appui du Conseil Régional de Bretagne.